pincemin

Quand une sirène rouge, qui caille, épile un ours blanc, qui coule.

Au large du Gabon - ou d’une Amérique ? - mon absurde Inertie m’aspire et me respire.

Ma banquise toute cassée, fondue, sucée, dérive. Et puis naufrage.

Je pataugeais en mer. Je m’abimais, et je m’abysse, bis. Triple spleen. Mon pelage blanc vire à l’encre octopus.

 

À ma verticale, sans écaille ni queue, une sirène rouge tisse son chant micmac. Se chauffe la voix.

 

Callipyge gravitation d’une Loi intime que je pige peu. Un mouvement Poétique moins Quantique que Flou ? Il paraît…

 

Je pique du nez, épaté, quand, collision frontale sur son séant au seuil de l’océan. Me désordre, avec émotion maousse.

 

Je parenthèse fissa mon àquoibon.

 

Me choppe un coup de jus, dessus, chaud-bouillant. L’éclair m’éclaire, au chocolat, me fume le poil.

 

Ours brun ? Me chlorophylle en bio.

 

Elle fleure une algue. Me vitamine, vite. Me piège collé sur son bel arpège. En clé de La, je miaule, Elle, assise sur mon vit. En clé de sol, elle babille.

 

Te bise ici et là, duo micmac. Bise chaude m’envole et te dévoile. Tu brûle. Lave rouge. Te bise autrement ailleurs où je voyage, partage. Et te baise foutrement.

 

De page en page où j’étire mon filet, me gagne un GROS appétit de mots.

 

Sirène en apnée, m’éloigne du récif. Tu me respires m’inspire. Elle connaît par cœur son tac tac. M’y pendule.

 

Tu me couvres de pépites. À pic et pile poil, puis plouf. Elle nage dans mon imaginaire, sème.

 

Tu m’a-muses. Ondule comme un son, un air de rien. Mélodie saturée au gaz rare. Elle remplit l’espace vide. Ta lumière partout. M’ajoure abonde. Ma bonde saute.

 

Dans mon obscur blinde mon antre. Mon entre-deux. Et quand la pleine lune. Qu'elle pleure sa lumière blanche. Pose sa nappe d'argent. Peau de soie sur tout. Tout contre soi.

 

Champ et contrechant de coraux-neurones.

 

L’instant éclate en bulles. En mille confettis. Kairos sous catimini. Symbiose animale, végétale, minérale. Nourritures originelles et énergies pas banales.

 

Les synapses arborescentes tremblent de plaisir, frissonnent. Tactiles. Ils soupirent et neigent, tombent de bas en haut.

 

Plume la surface. Cieux de semences folles, étoilés d’arc-en-ciel boréale, signés d’une comète brulante-glacée, Andromaque à cru sur la Voie Lactée.

 

Le temps se plie.

 

Elastique, il nous spirale. Tout et Rien nés d’un ni queue ni tête, ni haut ni bas, ni début ni fin à cet Univers micmac.

 

Quel animal ! Né de nous, ours et légende, Sirène rouge et création à poil.

 

Un texte chaud-froid, mâle-femelle, pleine eau avec glaçons, air et feu ? Cadre quoi ?

 

Quatre coins d’un puzzle animé, animal, nous mouvementent idées et cœurs.

 

Que du sens made in presque rien. Sécrète une essence de vertige. Je-ne-sais-quoi d’un Little bang. Détourne le Styx. M’épile le spleen.

 

Me brusque l’écriture.

 

Pousse loin mon envie. D’être, de toi, de nous ?

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