Monet

LE PQF ? C'est quoi ça ?


Intro :

 

DĠabord surtout, peut-tre ? Une attitude dĠtre, en mouvement, le mouvement perpŽtuel raccord avec la vie. Une attitude qui consisterait ˆ tre curieux, intensŽment curieux, et tre animŽ, troublŽ, bougŽ dans tous les sens par cet heureux travers qui me zigzague les pensŽes. DĠinstinct, ˆ la fois supposer tout possible et douter de tout. A considŽrer comme moyen ultra-curatif contre tout, et rien, qui vous mine-de-plomb peut-tre dedans ? Parfois ?

 

 

SĠapproprier lĠattitude. SĠen faire,  faire, un moule, un rŽcipient o je cuisine Tout et Rien en continu pour me nourrir lĠesprit, le corpsÉ et une ‰me sous mŽtagag ? Mon truc, LE truc Ç PQF ? È Truc en tuc ? Le best bidule qui me meut et mĠa-muse. paul mc Carty

 

Prendre la vie comme un processus crŽatif ˆ t‰tons. Elle invente, se trompe, rectifie, Žcrase explose forme et reforme Tout avec Rien. Une marmite dans laquelle de peu de matire, dĠune seule Žnergie, surgit le temps, lĠespace, des Žnergies et LA complexitŽ, lĠespritÉ et nous quelque part dans cette Ïuvre sans source, sans finalitŽ ? MŽtagag, ou spirale absurde, ouÉ un autre chose ? 

 

LĠart, notre micro-processus ˆ Žchelle quantique, de forme poŽtique, nous crŽe comme tre. Un art, une forme dĠtre et une attitude qui colle ˆ la vie, va dans son mouvement fou, flou. Art, un mouvement de lĠtre, action inutile, et vitale. Art qui est la vie. Son expression, son essence.  JEFF WALL

 

 

 

Chapitre 1

 

Au commencement, je balance une question,

type alpha ou fil qui dŽpasse du tissu. Tissu de ma vie dŽjˆ bien cousue, habillŽe et ŽlimŽe. Je tire sur le fil.

 

Et de suite mĠen tourne et retourne la tte. Genre mange, o je mĠinstalle aux commandes. Engin difforme, un nautilus

qui me rŽvolutionne comme un tambour de machine ˆ laver. Il me voyage profond, et au plafond me cogne et me cogite dans ce que je suisÉ et dans ce qui est.

 

MARTIN EDER

 

Je plonge et je mĠenvole, dans lĠespace entre abysse et trou noir, dŽchirure o sĠŽchappe mon ego. Je mĠŽchappe de tout.

 

Et puis je la biduleÉ LA question,

en dur, en vrai, en plastique, en art, en matire et Žmotions, intellect etÉ savoir faire. Pourquoi et pour Quoi faire ? Plus la question se pose, se dŽpose dans mon fond dĠtre, plus elle sĠimpose et dispose de moi, en mietteÉ et plus je crŽe, plus je fais sans savoir pourquoi, pour Quoi.

 

THOMAS RUFF

 


Chapitre 2

 

Surtout, ne pas sĠŽmouvoir du peu dĠintŽrt tout autour. Avant quĠau cÏur de mon univers la plante Art sĠen Žmeut, avant quĠun mouvement philosophique sĠen suit, dŽclenche une ŽpopŽe rŽvolutionnaire, un remue-mŽnage de civilisation, un chamboulement de lĠespace-temps ? Que sais-je encore, que je ne sais pas encore ? Que mon imaginaire devine dŽjˆ. Que lĠesprit crŽe sans vergogne, parce que libre. Presque libre.

 

 

Je peux dŽcrire, je peux mettre des mots. Je ne sais pas sĠil existe une rŽponse ˆ cette question. Ou peut-tre des questions quĠil faut se poser aprs celle-ci, et avant lĠautre ? QuĠelle engendre dans un flux dĠŽnergie cosmique ou comique ? Comment peut-on, imaginer, pouvoir mettre sous cadre reliŽ et en ordre dispersŽ une pensŽe en expansion, dĠaprs Little Bang. NEO RAUCH

 

Je dŽcouvre cette Question douŽe dĠentropie. Elle fait un nÏud dĠune complexitŽ sans fin qui cache le fin mot au fin fond de lĠtre. Peut-tre ? Pure intuition dŽmesurŽe, qui me souffle un air inspirŽ et tempŽtueux. Presque me lŽvite ?

 

En tout Žtat de choses, dĠabord entendre, dire, rŽpŽter LA question ricocher sur une vie, sa vie et lĠautre, ainsi :

Pour Quoi Faire ? Pourquoi Faire ? Pour Coiffeur ? Poux coiffure ? Pus coffre heure ? Plouf couac nerf ? Pi Kif R ?

 

 

 

 


Chapitre 3

BASQUIAT

 

Bien lĠentendre, la passer en boucle. QuĠelle se perde dans  lĠŽchevelŽe tignasse de synapses. Ë la recherche de son Minotaure intime.

 

Question qui frappe lĠeau lĠair et la conscience, solide o prendre pied, et qui ˆ chaque rebond ou zigzag, perd du sens, une syntaxe, un vocabulaire, sa langue. Elle aborde les confins o plus rien ne se dit clairement. Energie noire ? Energie du vide ? Ne dit pas grand-chose, sinon plus rien ? Jongle avec le je-ne-sais-quoi du bout du presque rien, quand tout tombe des mains. Mais qui, ˆ chaque signe en forme de queue Ç ? È, gagne un sens, une directionÉ Une Žnergie neuve ? Et me pousse de lĠavant vers Rien, ou Tout. Rien ou Tout ? Peut-tre du pareil au mme, si a se trouve, ou ne se trouve pas. La question emporte toutes les autres, les dŽsagrgent. Pourquoi la vie ? Pourquoi le temps ? DĠo viens-je avec o vais-je ? Avec qui couche ma voisine, et quand lĠhomme redeviendra poisson ? toutes se dŽsarticulent sous lĠŽnoncŽ rŽpŽtŽ de LA question.

 

 

 

 


Chapitre 4

DI ROSA HERVŽ

 

Tout va si vite, dans tous les sens. Energie folle et dĠinfluence pataphysique ? Peut-treÉ DĠorigine indŽterminŽe. SžrementÉ Un mouvement de la pensŽe, un mouvement anartiste et Žpatant, un mouvement discret, mŽconnu, ignorŽ ? Ou secret ?

 

Pourquoi il elle tu nous on je fais ?

Je crŽe ?

 

Pourquoi il elle tu nous on Je dŽcouvre le monde, veux tout savoir, comprendre, tout dŽcouvrir, conquŽrir, vivre et croire, espŽrer ? Tout imaginer ? Je veux tuer mon prochain que jĠenvie, dont jĠai peur, qui veut me tuer ? Je veux aimer et tre aimŽ, et engendrŽ mon presque double ?  Pour Quoi Faire ?

 

Sinon pas grand-chose, qui peut-tre, ou pas, fait tout, ou rien, et qui un jour dispara”t ? ForcŽment dispara”t. Ne pas occulter LA rŽalitŽ ? Une rŽalitŽ sous perfusion de LA question, qui ne sĠaccroche ˆ Rien, tombe partout o elle trouve du solide, juste avant quĠil se dŽsagrge comme tout ce qui est.

 

Question dĠŽchelle de temps, et dĠespace. Et de relativitŽ bien calculŽe. Dispara”t comme moi, comme les dinosaures. Car qui se souvient du plus fameux dĠentre eux, le grand GLOUP, ou son disciple volant, le royal OULALA Quoi, des prophtes qui annonaient la fin et dĠautres commencements, prchait pour lĠintelligence et lĠUnion des vivants fera notre forceÉ Qui ?

 

Personne.

 

simili papa

 

Pas mme moi, qui imagine volontiers ˆ tort et ˆ travers sur le pouce, sur le champ de cette page toute blanche dĠŽcran. Dispara”t comme les civilisations, comme Dante, Chardin, Adolph, les Beatles, Dieu, les coiffeurs et les coquelicots, Madame de la queue-verte, la terre, le soleil, le systme quand la voie lactŽe se fera culbuter par Andromde – et dire que je vais louper a -  cet univers ou cet autre, ce bouton sur mon nez qui me fait loucher, cette buŽe sur mon hublot de lunette. Et jĠen oublie des tas, des pages, des bibliothques. Des tas de quoi ? Que dŽjˆ disparusÉ

 

Pourquoi je fais tant et tant, avec autant dĠinsistance, persistance, dĠune gŽnŽration lĠautre ? Sans presque jamais faillir, seulement vieillirÉ avec modulation fine de mon ADN. PersuadŽ quĠil faut faire, pourtant, malgrŽ Tout.

 

Modulation fine dĠun ADN, de la bactŽrie au poisson ˆ moi ˆ cette autre chose, ˆ venirÉ Tant que le temps existe encore. Ë moins quĠil sĠeffondre comme la matire ? Ou mute, se plie, se troue, Žnergie fant™me qui pousse ˆ lĠexpansion ? ƒnergie de vie qui interdit le nŽant ? Toute forme, systme, magie, folie, sont bonnes ˆ prendre, tant quĠelles participent ˆ lĠexpansion de la Vie ?

 

 

Et pourquoi je prends tant de plaisir ou de dŽtestation ˆ ce que je fais ? Y passer ma vie, la perdre ? Ou la gagner, une vie hypothŽtique bis, ailleurs, nirvana ou dans la peau piquante dĠun ananas ? Tout semble absurde, et possible. Qui sait ? Tout le monde et personne, sait. Chacune et chacun sĠaurŽole dĠune rŽponse ˆ dŽfaut. MurmurŽe, susurrŽe, ou criŽe, gueulŽe, vomie. SĠen fait un drapeau, ou un cache-nez (pour le bouton ?). Se cloue sur une croix, ou sĠembrouille lĠtre dans un continuum de conscience dans la course folle et ˆ saute-mouton des existences. SĠimmole au mazout. La divulgue ou la planque sur son ”le au trŽsor, en Suisse sur compte numŽrotŽ.  Il faut dire, croire, et bien plus fort : faire croire. Laisser croire ?

 

Pourquoi faire ces mots et ces idŽes, ces bibles, ces dieux et ce savoir sans fin, ce Graal sans soif, ma faim sans ventre, mon animal dĠtre sans ‰me ou avec ?

 


Chapitre 5

peyton

 

Car je sais que le mouvement anartiste  PQF ?  ne peut pas fŽdŽrer. Le mouvement ne sŽduira jamais. Il rŽvolutionne faon guillotine les idŽes pensŽes trucs qui au fur et ˆ mesure poussent sur tout et rien.

 

Ë dada sur mon idŽe fixe, je galope ˆ ma perte, mais dŽjˆ jĠy allais au pas comme tout ˆ chacun. Aucun gourou viable dans cette affaire, ni aucune prophŽtie possible, nul message consistant qui rassasie les ‰mes. Ë peine une Ïuvre en devenir. Le mouvement devra tre sacrifiŽ ˆ lĠautel du confidentiel et du privŽ. 

 

Dois-je pour autant cŽder au vertige de mon ignorance, un abysse-trou-noir ordinaire qui sĠaccoquine avec tant dĠautres ?

 

Parce que sans conteste, il suffit ici-bas de manger boire copuler, et tuer, ou fuir, qui vous en empche. Ou tout pareil   : de se planter dans un sofa devant le spectacle TV dĠun match de Foot, bire aux lvres, cacahoutes plein les mandibules. Dire en-veux-tu-en-voilˆ, que cĠŽtait mieux avant, que lĠŽtranger vous vole le pain made in china du cabas, de voter FN et de sauver la patrie avec le don de votre viande, cuisinŽ au barbecue, ˆ la broche, au pal. Il suffit de travailler ˆ ne rien Ç faire È que Ç gagner sa vie È, histoire de rŽcolter un meilleur pŽcule afin, dieu soit louŽ, priŽ, de manger boire (survivre) et copuler (se rŽpandre) un peu plus quĠˆ son ordinaire. Il suffit de a. AMER GHADA

 

Et quand bien mme,

je me bouge et ose la question, je mouvemente et crŽŽ ˆ son sujet, je ricoche et essaye de mettre sur celle-ci, qui vacille, brille, mĠaveugle et mĠillumine, mettre dans le dŽsordre, au fil de ma confusion, les mots, les images, les impressions, et peut-tre ne souhaite presque plus tomber sur la rŽponse qui tra”nera sur mon chemin dĠeau, dĠair et ˆ peine conscient,

 

quand bien mme tout cela, et jĠenfile mes boulettes de vacuitŽ pour en Ç faire È une guirlande jolie de Ç quand bien mme È, car enfin the last one, the winner is :

 

quand bien mme je me sais mortel,  et que je ne mĠabuse jamais sur la valeur intrinsque de mon blabla ˆ mille temps, ˆ mille mots et plus que aÉ Je ne compte plus, je vis.

 

KIEFER

 


Fin a suivre, de prs.

 

Possible de voir lˆ-dedans,

dessein de

mine-de-plomb, 

qu'un acte de

PoŽsie

Quantique et

Flou ?

Moins Quantique que Flou ?

 

Plus Fou que Flou.

Cet autre PQF, qui cadre flou mon truc dĠartiste.

Une ÏuvreÉ ou bidule extralucide ˆ comprendre comme un micro-processus de vie.

Mon Ïuvre dĠartiste que je dŽcompose au fur et ˆ mesure que je la compose au fil dŽcousu de mon ego, ŽjectŽ, explosŽ, dans les marges.

 

Oui mais, un artiste, c'est quoi a ?

THIERRY

 

 

 

MOI2 trois pointsvirguleempreinte MOI PQF poire PEINTURE hugues CHAOS