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Couper la poire en deux

Paul Rebeyrolle

Journal du peintre / Gérard Rondeau / Ides et Calendes

« Ce qui est passionnant chez Van Gogh, c’est le dynamisme de sa peinture, mais c’est quelque chose qui reste à fleur de peau. Il n’y a pas de grande ambition chez lui, il y a simplement un geste magnifique »

"Les moments de bonheur total il y en a tous les matins quand tu arrives à l'atelier"

"Tant qu'on a pas le fond, on n'a rien. Il est pour moi d'une importance considérable. Il faut que l'air circule, que le fond soit expressif, parfois doux, parfois violent, que l'espace se créee... qu'il vienne de derrière le tableau. Le fond, c'est comme la pièce où tu vis, c'est comme le paysage dans lequel tu te pormènes, ça existe. Ce n'est pas un mur, pas non plus une perpective, c'est tout le contraire."

Rebeyrolle à propos du radeau de Géricault « c’est un tableau lourd, qui pèse, comme j’ai envie que pèsent les tableaux »

De la Bethsabée de Rembrandt :
« C’est un tableau qui me remplit d’émotion, il y a tout ce qu’une femme peut comporter de douceur, et Dieu sait qu’il y a des trésors de douceur, mais c’est aussi un tableau assez violent dans la mesure où Rembrandt n’a pas voulu faire une œuvre élégante, il n’y a dans la Bethsabée aucune recherche de séduction, alors que c’est un tableau qui parle justement de la séduction qu peut avoir une femme, dans sa plus grande dimension… Donc douceur, oui, amour évidemment, mais sans fadeur, du tout. »

« Si j’ai été amené à dire que l’abstraction était inintéressante, c’est une façon de désosser les éléments de la peinture et de les hisser au niveau d’un objectif à atteindre : cette gymnastique intellectuelle méritait d’être tentée et d’être exprimée, mais il ne fallait pas que ça dure vingt ans ou plus… »

 

 

 

 

 

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