moi

Entre la poire et le fromage...

Vincent Van Gogh

Lettres à son frère Théo :

« Quoi, une toile que je couvre, vaut davantage qu’une toile blanche. Ça –mes prétentions ne vont pas plus loin, n’en doute pas – mon droit de peindre, ma raison de peindre, pardi, mais je l’ai ! ça ne m’a coûté à moi que ma carcasse bien démolie, mon cerveau bien toqué pour ce qui est de vivre comme je pourrais, vivre en philanthrope. »

« Comme la vie est courte et comme elle est fumée. Ce qui n’est pas une raison pour mépriser les vivants, au contraire. Aussi avons-nous raison de nous attacher plutôt aux artistes qu’aux tableaux… »

« Il me semble toujours que la poésie est plus terrible que la peinture, quoique la peinture soit plus sale et enfin plus emmerdante. Et le peintre en somme ne dit rien, il se tait et je préfère encore cela. »

« Si ce que l’on fait donne sur l’infini, si on voit le travail avoir sa raison d’être et continuer au-delà, on travaille plus sereinement. »

«Si l’on se porte bien, il faut pouvoir vivre d’un morceau de pain, tout en travaillant toute la journée, et en ayant encore ma force de fumer et de boire son verre, il faut ça dans ces conditions. Et sentir néanmoins les étoiles et l’infini en haut clairement. Alors la vie est presque enchantée. »

« Seulement le travail m’absorbe souvent tellement que je crois que je resterai toujours abstrait et gaucher pour me débrouiller pour le reste de la vie aussi. »

 

 

 

 

 

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