moi

 

flou ?

« Ainsi, le flou quantique est une partie intégrante de la vie d’une particule élémentaire. Avant l’observation, elle est floue parce qu’elle revêt son visage d’onde, ce qui lui permet d’être sur tous les chemins qui mènent à Rome. Après que l’observation l’a capturée, elle reprend son visage de particule. Mais le flou persiste. Parce que l’observation l’a dérangée, la particule refuse de nous livrer simultanément le secret de sa position et de son mouvement. » TXT, astrophysicien.

À relire, avec la chose PQF envisagée comme une particule élémentaire de mon égo, d’artiste PQFment tourné… ou mal tourné ?

 

Autre façon de dire :
Le mouvement (le temps) donne à tout ce qui est (ou, est presque) ce Flou, à l’ensemble et au détail. À l’être, moi, toi, aux idées et à la vie, comme à la matière et aux énergies qui alimentent ce mouvement.

Tout bouge, tout le temps.

D’une façon infinitésimale, à toute échelle, d’une bactérie l’autre, de la feuille d’un arbre d’une année sur l’autre. Comme nos cellules qui se répètent, presque, mais vieillissent, toutes.

Bouge sur un mode entropique. Un désordre calculé ? Tout se désassemble, pour se rassembler autrement, toujours. Il y a une trace qu’on distingue d’un sens ou l’autre, qu’on ressent et touche à peine, devine, ou pas. Il y a sûrement une trace quelque part, comme de la poussière d’étoile dans notre existence propre, lumineuse ou obscure. Qu’une trace…

La nature, ou lambda oméga tartanfion, comme l’artiste, un artiste comme je le comprends, voyage avec ce mouvement, sur et avec le temps, à l’aide de traces pour tenter de ralentir petitement, et ainsi mieux discerner le mouvement et le temps avec et sur lesquels il… travaille. Il voyage dans un inconnu le plus total. Je voyage dans mon Flou Poétique. Je voyage avec ma peur qui me tempête et me dépressionne à donf’, me ronge et me rouille (jusqu’au naufrage ?). Je voyage nulle part, et seul, avec ma fièvre, mon excitation extrême, intense et folle, avec ma curiosité infinie de ce qui est, et de ce qui est presque.

Je m’évertue à accompagner ce mouvement. Et pour se faire, je colle à ma vie, confuse. Je m’agrippe à elle comme d’autre à Pégase ou à une chimère, à ce manège infernal qui me saigne la raison. Et je crée, avec.

Avec tout ce désordre qu’engendre le temps, les éléments épars et flous qui me tombent dans l’esprit, les sens, les yeux, les mains. Je crée et je bricole dans mon mouvement d’être, son esprit diffus. Je creuse dans la matière d’une question, PQF. Pour Quoi Faire ? Pour Quoi Faire tout ça ? Je la répète, la démantibule, et formule le désordre pour le mettre, remettre, en équation d’ego. Équation de vie. Ma vie, comme n’importe quelle autre.

Je me répète ? Déjà répandu du blabla ce PQF là ? Non.
Non, bien entendu. Il y a là-dedans la différence infinitésimale.

C’est flou, mais je bouge.

 

 

 

 

trois points ... virgule , empreinte ? ! merci